Alfred Pellan est né à Québec en 1906 et a entrepris ses études artistiques à l’École des beaux-arts alors qu’il n’avait que 14 ans. Il connaît un succès précoce lorsque, deux ans plus tard en 1922, le Musée des beaux-arts du Canada fait l’acquisition de son tableau Un coin du vieux Québec. En 1926, il obtient une bourse du gouvernement du Québec et part étudier à Paris. Là-bas, les œuvres de Henri Matisse, Pablo Picasso, Joan Miró et Vincent van Gogh, entre autres, nourrissent ses tendances vers l’abstraction et le surréalisme. Il étudie à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, travaille comme graphiste et conçoit des tissus pour la couturière Schiaparelli.
En 1935, il tient sa première exposition solo à l’Académie Ranson et, en 1939, il participe à une exposition collective à Washington intitulée Paris Painters of Today, aux côtés notamment de Salvador Dalí, Picasso, André Derain et Raoul Dufy.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Pellan rentre au Canada et s’installe à Montréal, où il expose les œuvres réalisées à Paris, tant à Montréal qu’à Québec. Il enseigne à l’École des beaux-arts de Montréal de 1943 à 1952, tout en continuant à peindre et à dessiner, à illustrer des livres, ainsi qu’à concevoir des décors et des costumes. Il se joint également au groupe éphémère Prisme d’Yeux. En 1952, il retourne à Paris grâce à une bourse de recherche de la Société royale du Canada, et y reste trois ans. À la fin de ce séjour, il devient le premier Canadien à bénéficier d’une rétrospective au Musée d’art moderne de Paris.
De retour à Montréal en 1955, Pellan poursuit sa production artistique et participe à de nombreuses expositions majeures, tant au pays qu’à l’étranger. Membre de l’Académie royale des arts du Canada, il reçoit de nombreux honneurs, dont le titre de Compagnon de l’Ordre du Canada, le prix Paul-Émile-Borduas, et celui d’officier de l’Ordre national du Québec. Il s’éteint à Montréal en 1988.